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Libération
Critique

Sur les traces singulières de Tacita Dean

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ART. Films, photos, enregistrements sonores: l'artiste britannique expose à Bâle le fruit de ses recherches.

Publié le 28/07/2000 à 2h37

Sur la route: Tacita Dean semble souvent l'être, «on the road again». L'artiste britannique (née en 1965) qui fut d'abord peintre et ne l'est plus, voyage souvent, mais pas au hasard. Elle s'embarque à la poursuite de traces singulières. Des histoires de gens disparus ou d'objets abandonnés qui l'intriguent. Tacita Dean appartient à ce groupe informel d'artistes documenteurs (comme Pierre Huyghe au Centre Pompidou, lire Libération du 17juillet) dont les travaux seraient comme une vérification. En témoignent les films, photos et enregistrements sonores qu'elle présente sur tout le vaste premier étage du musée d'art contemporain de Bâle, chaque film dans une salle, souvent assez bref pour être mis en route, cette fois par le visiteur.

Ephémère. En 1999, Tacita Dean s'était lancée, avec une fille et un garçon, à la recherche d'une véritable oeuvre (comme on parle de Jason à la recherche de la Véritable Toison) de l'héroïque artiste américain Robert Smithson ­ mort en avion, en 1971, alors qu'il filmait sa célèbre Spiral Jetty («jetée en spirale») réalisée sur le Grand Lac salé (Utah, Etats-Unis). Cette jetée en spirale, ainsi que toutes les oeuvres que Robert Smithson avait faites in situ aux Etats-Unis, n'était pas vouée à rester indéfiniment, mais à disparaître lentement.

Fantasme et déception. Une petite vidéo raconte l'épopée de Tacita et ses acolytes à la recherche d'une autre oeuvre de Smithson intitulée Partially Buried Woodshed (cabane de

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