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Interview

A l'échelle de Tunga

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Art. A Paris, deux expositions illustrent avec force la démarche de ce Brésilien fasciné par le chaos, aux oeuvres monumentales.

Publié le 08/11/2001 à 1h33

Habitué des manifestations internationales (Biennale de Venise en 1982 et 1985, Documenta 10 de Kassel en 1997, Biennale de Kwangju, en Corée du Sud en 2000...), Antonio José de Barros Carvalho e Mello Mourao, dit «Tunga», n'avait encore jamais eu de grande exposition personnelle en France. Deux lui sont actuellement consacrées, l'une en galerie avec des pièces récentes; l'autre au musée avec une vingtaine d'oeuvres datées de 1981 à 2001 et dominées par d'importantes installations. L'ensemble donne, avec force, une belle idée de la démarche de cet artiste (né en 1952 au Brésil, il vit et travaille aujourd'hui à Rio de Janeiro), axée sur les concepts de chaos, de continuité-discontinuité, de prolifération, sur des jeux parfaitement maîtrisés avec les matériaux et sur des principes tant fictionnels que baroques.

Vos oeuvres sont souvent assez monumentales.

Pas pour moi. Il s'agit plutôt d'un travail sur l'échelle qui consiste à trouver la monumentalité dans le petit. C'est ce rapport entre les dimensions, ce changement d'échelle, qui m'intéresse. Il arrive même que certaines de mes pièces de grande taille aient d'autres versions plus petites. Cela touche l'espace mental, dont l'échelle n'est évidemment pas mesurable. Je ne procède pas selon un modèle numérique ou selon une géométrie conventionnelle. Je me préoccupe surtout de la lumière du lieu et de la théorie des noeuds. En fonction de cela, agrandir ou diminuer une oeuvre ne change absolument pas son caractère profond ni sa spécificité. A propos de la pièce présentée à

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