Ce n'est pas la première fois que Claude Gilli, né rue Arson à Nice le 15 septembre 1938, se retrouve chez les Bordelais. Déjà invité dans cette même galerie des Beaux-Arts en 1969, à l'occasion de la cinquième édition du festival Sigma, il y avait alors organisé une Agression d'escargots vivants. Le thème a été réactualisé aujourd'hui sous une forme moins agitée, vu que, des gastéropodes vivaces d'antan, il ne reste plus que les coquilles. A l'époque, l'événement avait suscité un certain amusement chez nos confrères de Sud-Ouest, qui relataient ainsi la manifestation : «Dix kilos d'escargots vivants ont amusé, irrité, fait grincer des dents et ricaner aussi» (1).
Collections de l'artiste. L'école de Nice, à laquelle appartenait Gilli, était alors au meilleur de sa forme. Que reste-t-il de cette effervescence trente-cinq ans plus tard ? Une ribambelle d'objets de toutes les couleurs, défraîchis et nostalgiques comme ces jouets disloqués qui jonchent la plage des vacances finies.
Séries. Les années Gilli défilent à travers les séries déposées au cours de périodes successives, depuis les bois découpés, ex-voto, «coulées» et «transparents» jusqu'aux sculptures en fer des années 90. A cette rétrospective personnelle s'ajoutent, en contrepoint, quelques oeuvres du Nouveau Réalisme et du pop art, issues des collections personnelles de l'artiste. Font partie de ce florilège un dessin de Christo, l'os bleu blanc rouge d'Oldenburg, des tissus imprimés




