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Dessin de conserve par deux solitaires

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Publié le 04/05/2004 à 0h28

Le 1er février, Philippe Favier a lancé sa Géographie à l'usage des gauchers, voyage artistique mystérieux au musée d'Art contemporain de Lyon-Cité internationale, dont le périple et la cartographie seront révélés le 9 juin 2005. Libération en dévoile chaque mois une étape.

C'était écrit dès le départ et Philippe Favier l'avait rappelé lors du lancement de sa Géographie à l'usage des gauchers : son expédition artistique est une aventure solitaire ; mais il espérait être épaulé, tout au long du périple, par des voisins de pensée. Un accompagnement mental en quelque sorte. Il avait ainsi écrit à l'artiste Jean-Michel Alberola pour lui demander s'il était d'accord pour coopérer sous la forme d'une «complicité plastique». Les deux hommes n'étaient pas amis. Ils se connaissaient même à peine, juste pour s'être croisés une fois, une demi-heure, par le passé. Mais ils avaient démarré à la même période, au début des années 80, et Favier aimait le travail d'Alberola. Il se sentait également proche de son côté solitaire, discret, et s'était aperçu qu'ils avaient tous deux des points communs, ayant notamment travaillé sur le thème du «rien». Ce qui n'est pas rien, justement, et crée un lien.

A son premier courrier, Favier avait joint un demi-dessin en proposant à Alberola d'en faire l'autre partie. Non pas comme un cadavre exquis, plutôt une esquisse à deux, une balade dessinée ensemble, mais à distance. Le pli fut pris et, à ce jour, dix-huit dessins ont été réalisés, soit deux par sema

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