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Critique

Tunga, ultraperformant.

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Arts. Exposition à Paris de l'oeuvre expérimentale de l'artiste brésilien.

Publié le 29/04/2005 à 1h58

Pour inaugurer sa programmation d'art contemporain, l'Instituto Cervantès, centre culturel espagnol, présente Tunga, un artiste... brésilien. Paradoxe ? Au contraire, le nouveau directeur, José Jiménez, entend faire de ses salles sous verrières une «plate-forme des cultures latines ouvertes au public français» privilégiant l'aspect expérimental des projets.

Tunga, méconnu en France (il a fallu attendre 2001 pour qu'une institution lui consacre une exposition), est la figure idéale de l'expérimentation. Souvent qualifié de sculpteur (il travaille des formes en verre, en tresses...), ce fringant performeur de 53 ans joue plutôt des contraires et des contraintes, refusant les tiroirs-catégories, préférant se dire poète ou «mathématicien entomologiste amateur».

«Transfini». Né Antonio Mello Mourão au Brésil en 1952, il aime la rhétorique et le corps, l'herméneutique et le sexe, les mots et l'image, arpente vaillamment philosophie, mathématiques ou encore le «transfini», concept de l'innombrable qui l'aide à trouver l'existence «plus confortable» (1). Ses sculptures ne sont pas pérennes, mais activées par les spectateurs ou l'artiste lui-même, qu'on voit à l'écran briser des verres en forme de vases (communicants), tandis qu'une femme s'emploie à en maquiller d'autres.

Ses actions, Tunga les appelle «instaurations» : «Je prétends faire une mise à blanc des choses. J'éclaire ce qu'on affirmait connaître d'une nouvelle lumière : ça révèle, ça instaure», dit-il dans un

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