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Critique

L'Europe et le Brésil dans un filet

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Arts. Sous la pyramide du Louvre, sculpture monumentale de Tunga.

Publié le 17/10/2005 à 4h06

Au Louvre, une triple manifestation illustre la saison du Brésil en France. Les peintures de Frans Post racontent, dans la salle de la chapelle de l'aile Sully, l'histoire d'un artiste hollandais qui découvre en 1637 les paysages et les coutumes du Nouveau Monde, et qui en donne une vision émerveillée, mélange d'empathie et de méticulosité clinique. Dans l'aile Denon est présenté un grand dessin acquis l'an dernier par le département des arts graphiques. La Forêt vierge du Brésil est une oeuvre de Charles de Clarac, artiste et scientifique qui accompagnait, en 1816, le duc de Luxembourg dans son expédition au Brésil. Cette ponctuation biséculaire des relations artistiques européano-brésiliennes trouve son aboutissement avec l'installation, sous la pyramide, d'une sculpture monumentale de Tunga.

Antonio José de Barros Carvalho e Mello Mourão est plus connu sous le pseudonyme de Tunga. Il est aussi plus célèbre, dans son pays et sur la scène internationale de l'art contemporain, comme sculpteur que comme architecte, sa première vocation. Son style se caractérise par une alliance contre-nature mais pas contre-culture entre des matières brutes et des éléments raffinés. Pour répondre à l'invitation d'intervenir dans le cadre du Louvre, il a imaginé un dialogue résumé par son titre : A la lumière des deux mondes. Plutôt que de reconduire le discours manichéen entre continent toujours supposé vierge et empire éternellement colonial, il présuppose un échange différentiel mais de plai

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