«Jusqu'à présent, je n'ai toujours pas reçu d'invitation personnelle. J'ai simplement été sollicité par l'un des commissaires, Bernard Marcadé, qui est aussi un ami. Il s'agit donc avant tout d'une exposition de commissaires et non d'artistes. En conséquence, je ne sais rien de cette manifestation, ni quel est son concept, ni son véritable but et son réel enjeu, ni quels sont les autres artistes qui y participent à l'exception de ceux qui me sont proches et qui m'en ont fait part. Il s'agit donc d'une exposition montée d'une façon peu habituelle et mal conçue.
Vision globale. Généralement, en effet, on nous prévient longtemps à l'avance, on reçoit une lettre, on nous montre les lieux, on essaye d'en avoir une vision globale. Là, rien de tout cela, et depuis le temps que je participe à des expositions, j'ai rarement eu aussi peu d'informations, ce qui ne me semble pas la meilleure manière de mener à bien ce type de projet. J'y serai représenté par une oeuvre déjà existante, alors qu'il aurait été plus intéressant d'en réaliser une spécialement à cette occasion.
Besoin. Par ailleurs, tout en étant persuadé que Paris a un réel besoin de ce type de biennale ou triennale, je ne suis pas sûr que la réduire à la représentation d'un pays soit pertinent. Je préfère de loin les expositions thématiques internationales. Je ne m'en suis pas retiré, parce que je pense qu'un refus individuel n'a aucun sens. En outre, ce n'est pas une exposition xénophobe,




