Déjà entamé l'an passé, le festival Némo lâche définitivement sa programmation de films courts au profit des performances audiovisuelles. Exit le traditionnel Panorama qui proposait un état des lieux de l'imagerie numérique contemporaine (clip, design graphique, animation de synthèse, jeu vidéo, etc.), Némo, rebaptisé Festival des arts numériques, se focalise désormais uniquement sur «les images installées, interactives ou performatives». L'événement mue également dans sa forme, puisqu'au lieu d'un temps fort, il se déclinera en deux épisodes. Une version mini qui commence demain, (éclaté en huit lieux franciliens), l'autre en octobre, à l'occasion de la première Biennale internationale des arts numériques, dont Némo sera le maillon français.
Autre nouveauté, la soirée d'ouverture, mercredi à la Cigale, est coorganisée avec les Qwartz. Un ancien festival de cinéma - Nemo - qui se convertit dans les spectacles audiovisuels et un «prix des musiques électroniques» - Qwartz - qui, pour la première fois lors de la cérémonie du 1er avril, décernera un «prix arts nouveaux médias»: preuve s'il en faut d'une certaine convergence des pratiques artistiques depuis l'arrivée du numérique, notamment entre l'image et le son, de plus en plus travaillés comme un seul médium.
Parmi les sept nominés, la plupart ont été présentés à Némo, voire coproduits par Arcadi, son organisateur. Les festivités s'ouvrent en compagnie de Herman Kolgen, artiste québécois habitué de Némo, qui




