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Critique

L’âge d’or de la photo albanaise

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Un album réunit une centaine de clichés quasi inédits.

«Barbier» de Kel Marubi, entre 1900 et 1915. (Photothèque Marubi Shkodra)
Publié le 09/04/2011 à 0h00, mis à jour le 11/04/2011 à 11h46

Absente de l'histoire de la photographie mondiale, l'Albanie a pourtant connu son âge d'or, dès le milieu du XIXe siècle, avec les dernières péripéties de l'Empire ottoman, jusqu'à l'aube du communisme cent ans plus tard. Loïc Chauvin et Christian Raby, passionnés des Balkans, ont exploré les Archives nationales, riches de plus de 6 000 négatifs sur plaques de verre, ainsi que d'autres fonds, et choisi d'exhumer une centaine de photographies albanaises quasiment inédites. Ce trésor original, qui vient de faire l'objet d'une exposition à Bruxelles, est aujourd'hui réuni dans un album insolite au format discret.

Tout commence avec Pjetër Marubi (1834-1904) immortalisant le patriote Hamzë Kazazi, sa première image connue (1858). Il deviendra le créateur d’une famille visuelle, les célèbres Marubi, qui vont, sur trois générations, documenter librement leur pays. Ce sont des hommes curieux, formés aux nouvelles techniques. Ainsi Gegë Marubi (1907-1984), futur directeur de la photothèque de Shkodra, qui étudiera à Paris. On doit à son père, Kel Marubi (1870-1940), l’un des plus beaux portraits de l’ouvrage, un barbier en pleine action dans sa boutique, rasoir à la main, son client emmailloté dans un long peignoir blanc, la tête nue.

En plus des Marubi, le livre s’attache à d’autres précurseurs, de Kolë Idromeno, amateur éclairé, à Shan Pici, amoureux des paysages. Il y a aussi Kristaq Sotiri (1883-1970), implanté dans le sud-est de l’Albanie, à Korçë. Avec Vangjush Moi, s

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