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Critique

Parcours d’«Incidents»

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Expo . Douze peintres à l’Espace d’Art concret, dans les Alpes-Maritimes.

Carissa Rodriguez, ''Standing O'', 2009. (eac - Estelle Epinette)
ParHenri-François Debailleux
Envoyé spécial à Mouans- Sartoux
Publié le 27/04/2011 à 0h00, mis à jour le 27/04/2011 à 17h06

Qu’advient-il quand on dépose une bulle de savon sur une feuille de papier, qu’on répartit sciemment de l’encre noire à la surface de la bulle et qu’on la fait exploser ? Comme le montrent les œuvres réalisées selon cette technique par Roland Flexner, on se retrouve à la fois dans la tache et dans le dessin. Autrement dit, dans l’aléatoire et dans l’intention. Tel est le propos d’une exposition qui se penche, non pas sur les accidents de peinture, mais sur les «Incidents maîtrisés» - titre de l’accrochage.

Giclées. Rappelant en incipit les mots de Jackson Pollock «Je nie l'accidentel», Fabienne Fulchéri, la directrice de l'Espace de l'Art concret, dans les Alpes-Maritimes, a ainsi décidé de porter un regard sur ces événements picturaux que sont la coulure canalisée, la goutte guidée, l'éclaboussure construite, le dérapage contrôlé.

Le meilleur exemple est sans doute celui de Jean Dupuy. De ce dynamique artiste de 85 ans, dont on a pu voir une exposition personnelle à la galerie Loevenbruck à Paris à l’automne, on retrouve ici des dessins et des toiles. Les premiers sont typiques de l’abstraction lyrique et les secondes de l’art conceptuel, alors que visuellement, il s’agit exactement de la même image, simplement d’un format différent. Dupuy travaille en effet d’abord sur papier de façon gestuelle avec giclées de peinture. Il rétroprojette ensuite sur toile le résultat qu’il agrandit et recopie à l’identique, mais à une taille qu’il ne pourrait atteind

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