Une leçon. De géométrie et de poésie, de rigueur et d’humour, d’ordre et de chaos. Intitulée «Réinstallations», l’exposition de François Morellet, au centre Pompidou, à Paris, prend le parti de ne montrer que des installations réalisées par l’artiste de 1963 à aujourd’hui, soit 26 au total, sélectionnées par les commissaires Alfred Pacquement et Serge Lemoine. Varié, joyeux, l’ensemble montre comment François Morellet, né en 1926, s’amuse depuis plus de cinquante ans avec la géométrie, les systèmes, les programmes. Une exposition originale et vivifiante, comme Beaubourg n’en avait plus produit depuis longtemps.
Considérez-vous cette exposition comme une consécration ?
Je crois surtout qu'avec les différentes expositions et publications, on va vers une overdose de Morellet [rire]. Quant à la consécration, c'est justement ce que je n'ai pas souhaité. D'une part, cela vieillit toujours de se faire consacrer. Les années passent, ce n'est pas la peine d'en rajouter. D'autre part, cela aurait imposé une rétrospective. Or j'en ai déjà eu pas mal, surtout en Allemagne, le pays qui me préfère, et c'est toujours la même chose : on choisit systématiquement les œuvres qui, au fil du temps, sont les premières au hit-parade de chaque année, et à l'arrivée les expositions se ressemblent. J'en ai marre de ce principe. En plus, pour obtenir les prêts, il faut supplier les collectionneurs, les directeurs de musées. Je me suis dit : ça va être chiant, faisons autre chose.
Pourquoi votre choix s’est-il porté sur les installations ?
Nous nourrissions, mon fils aîné et moi, les poissons de la mare de notr




