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Bernar Venet: les arcs de la discorde à Versailles

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L'exposition des sculptures de l'artiste français au château de Versailles à partir du 1er juin suscite déjà la polémique.

Publié le 27/05/2011 à 15h24

Depuis Koons en 2008, les expositions d'art contemporain au château de Versailles ne cessent de susciter de vives polémiques. Après Murakami en 2010, les sculptures de Bernar Venet n'échappent pas à la règle - bien qu'exposées dans les jardins. L'association Versailles mon amour qui avait déjà mené le combat contre l'exposition de l'artiste japonais, déplore à nouveau le «mélange des genres.» Avant même son ouverture au public, le 1er juin, elle mène à nouveau son combat sur son site Internet. Pour elle, «on ne met pas une toile cirée sur une commode Louis XV, ni un piercing sur les lèvres de la Joconde».

Cette exposition est toujours, selon l'association, «un non sens» et reproche encore une fois la provocation et l'autoritarisme de Jean-Jacques Aillagon, le président de l'établissement public du château. Elle invite donc à signer la pétition «Versailles mon amour!». Face à ces attaques, l'ex-ministre de la Culture rétorque: «il faut refuser de faire de Versailles un objet plongé dans la naphtaline et refermé sur lui-même». Jusqu'à présent, l'association n'a jamais eu gain de cause.

«Pas une parenthèse, un encadrement»

Bernar Venet, 70 ans, en rêvait depuis longtemps. «Lorsque Jean-Jacques Aillagon m'a appelé il y a un an et demi pour me proposer d'exposer à Versailles, je lui ai montré mes photos en lui disant que j'y avais déjà pensé», raconte le sculpteur de renommée internationale. «Ma

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