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Critique

Les jeux éclectiques de Dennis Oppenheim

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Art . A Saint-Etienne, six installations de l’Américain décédé en janvier sillonnent trente années de création.

Theme for a Major Hit (1974) (Y.Bresson / Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole)
ParHenri-François Debailleux
Envoyé spécial à Saint-Etienne
Publié le 28/06/2011 à 0h00, mis à jour le 30/06/2011 à 17h52

Dennis Oppenheim ne verra malheureusement pas l’exposition que lui consacre le musée d’Art moderne de Saint-Etienne : il est mort en janvier d’un cancer du foie. Mais l’artiste américain (né en 1938 à Electric City, il vivait à New York) était venu quatre fois sur place pour préparer la manifestation. Il avait aussi par le passé participé ici à plusieurs expositions collectives, et le musée possède en outre douze œuvres de lui, dont huit données par la collectionneuse Vicky Rémy.

C'est donc bien Oppenheim lui-même qui a conçu ce parcours en trois temps, dont le premier se situe dans la plus grande salle du musée. Dans une semi-obscurité sont disposées deux œuvres historiques de 1974 et 1975. Theme for a Major Hit, présente 22 pantins de 80 centimètres de haut suspendus par un fil au plafond. Grâce à un petit moteur, ces marionnettes dansent sur un refrain écrit par l'artiste, «It ain't what you make, it's what makes you do it» ( «ce n'est pas ce que tu fais, c'est ce qui te pousse à le faire»), clin d'œil, explicite à l'époque, vers l'art conceptuel. La seconde installation, Table Piece, se compose d'une table basse de 20 mètres de long avec, à chaque bout, un petit personnage assis. A force de répéter en boucle et de plus en plus fort les termes «black» et «white», ils brouillent totalement leur message.

Dans le couloir mitoyen est disposé au sol Aging (1974), splendide et terrible point d'orgue de ce grand sujet d'Oppenhe

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