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A Arles, Chris Marker au cœur des «Rencontres»

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Photographie. La 42e livraison du festival qui s’ouvre aujourd’hui met à l’honneur le Mexique et le cinéaste français culte.

Passagers, 2008-2010 de Chris Marker. (Courtesy of the artist and Peter Blum Gallery, New York.)
ParBrigitte Ollier
envoyée spéciale à Arles
Publié le 04/07/2011 à 0h00, mis à jour le 04/07/2011 à 11h19

«Chris Marker, we love you.» Déclaration d'amour à un homme qui défie le temps et les préjugés, capable de relier les arts visuels dans le même plan, de Lascaux à Internet. Chris Marker, 89 ans, est la tête d'affiche des Rencontres d'Arles qui débutent aujourd'hui. Y seront montrées plus de 300 œuvres, dont son célèbre photo-roman la Jetée, tampon-encreur de la Nouvelle Vague, réalisé en 1962. Doué de multiples identités, l'auteur du Mystère Koumiko présentera aussi son récent travail dans le métro parisien, Passagers (2008-2010). Une suite de portraits à la volée, incroyablement dynamiques, auxquels est associée parfois l'ombre virtuelle de la peinture.

Péché

En plus de cet hommage à un Neuilléen en lévitation perpétuelle, entre le Japon et la planète Mars, cette 42e édition, titrée Non conforme, honorera le Mexique, terre d'accueil des surréalistes en goguette et de Trotski en exil. Au programme : les archives de la révolution (et pas seulement Zapata et ses gros mollets) ; la valise mexicaine, ou l'histoire romanesque de 4 500 négatifs de la guerre d'Espagne retrouvés (derrière l'objectif : Capa, Chim, et l'oubliée Gerda Taro) ; Graciela Iturbide, femme arc-en-ciel qui raconte un Mexique post-Alvarez Bravo, d'une grâce lumineuse (ainsi Juchitan et son peuple zapotèque, descendant des nuages) ; et, côté génération montante, Maya Goded et Dulce Pinzon, la première les yeux dans le péché

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