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Critique

Alina Szapocznikow, du corps à l’ouvrage

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Sculpture. A Bruxelles, une rétrospective réévalue le talent créatif de l’artiste polonaise disparue en 1973.

ParHenri-François Debailleux
Envoyé spécial à Bruxelles
Publié le 03/01/2012 à 0h00

Dommage qu’aucune institution parisienne n’ait eu le bon goût d’accueillir l’exposition d’Alina Szapocznikow. C’est donc à Bruxelles et au Wiels, l’ancienne brasserie reconvertie en centre d’art contemporain depuis 2007, que l’on peut encore voir cette semaine la première (en dehors de la Pologne) et splendide rétrospective consacrée à cette artiste qui ira ensuite au Hammer Museum de Los Angeles, puis au Wexner Center for the Arts de Columbus, dans l’Ohio, et enfin, dans un an, au MoMA de New York.

Artiste juive déportée, morte en 1973 à 47 ans, elle perd à 12 ans son père, atteint de la tuberculose, connaît les ghettos de Pabianice et de Lódz avant d’être envoyée avec sa mère à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, où elle reste dix mois. Ayant survécu à l’horreur, elle part s’installer à Prague, puis arrive à Paris en 1947, s’inscrit aux Beaux-Arts, rencontre César et Ryszard Stanislawski, qu’elle épouse en 1952. Entre-temps, elle a contracté la tuberculose et le couple est rentré en Pologne communiste. Ils divorcent en 1958, et Szapocznikow s’installe alors avec Roman Cieslewicz à Varsovie.

Thématique. A cette époque, Roman Polanski réalise un documentaire sur son travail. Dans la foulée, le critique d'art Pierre Restany, fondateur des nouveaux réalistes, remarque ses œuvres à la Biennale de Venise, en 1962, et décide de la soutenir. Il inaugurera d'ailleurs sa première exposition personnelle à la galerie Florence Houston Brown à Paris, en 1967. Etablie à Malak

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