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A Paris et Berlin, Ai au pays de Weiwei

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Deux expos, en France et outre-Rhin, retracent le parcours d’un artiste warholien, obsédé d’autoportraits.

Publié le 21/02/2012 à 0h00, mis à jour le 21/02/2012 à 12h10

Dans «artiste dissident», la dissidence cache en général l’art, le recouvre comme sa principale qualité, qu’elle n’est (heureusement) pas. Pour connaître un peu mieux l’œuvre d’Ai Weiwei, deux expos, l’une au Jeu de Paume à Paris (1) et l’autre au Martin-Gropius-Bau de Berlin retracent son parcours, ses théories et engagements, depuis New York dans les années 80 (période représentée à Paris mais sur laquelle se focalise Berlin) jusqu’à la tweetosphère en passant par Cassel et Shanghai.

A Berlin, ce sont donc 220 photos qui, comme un journal plus ou moins intime, racontent les dix années (1983-1993) qu’Ai Weiwei a passées à New York, essentiellement satellisé dans le quartier bohème de East Village. On voit à la faveur de nombreuses photos de «famille» que le jeune et alors fringuant chinois sympathise avec Allen Ginsberg qui l’aurait introduit auprès de ses amis artistes (notamment Robert Frank). Cette série d’images est aussi un reportage sur la petite communauté des artistes chinois alors en «résidence» à New York et leur cohabitation dans des appartements riquiqui où on dort la tête dans les chaussures ou debout dans un placard. Weiwei photographie ses amis, Bei Dao, Zhang Baoqi ou le cinéaste alors réputé dissident. Le jeune homme s’obsède aussi sur tout ce qui ne va pas ou dérange dans le New York de ces années-là : les clodos en perdition, des manifestants sévèrement lattés par les flics à Washington Square, des travelos au Wigstock Festival. Il y a un peu de Weegee dan

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