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Interview

Icy et Sot, le pochoir en étendard

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Photo d'une oeuvre d'Icy et Sot à Téhéran. (DR)
Publié le 21/02/2012 à 16h45, mis à jour le 25/02/2012 à 1h06

Le 15 février, les deux frères de Tabriz (au nord-ouest de l'Iran), Icy et Sot, ont attaqué à la bombe (de peinture) la politique de Mahmoud Ahmadinejad. En 2010, le président iranien avait décidé de bannir d'Iran les produits Coca-Cola (ainsi que d'autres entreprises américaines emblématiques). Icy et Sot ont donc installé une cannette géante, à taille humaine, dans un terrain vague en périphérie de leur ville.

Ce n'est pas la première provocation des street-artists: il y a quelques mois, ils affichaient l'une de leurs créations dans les rues de la capitale, Beer is not a crime («boire une bière n'est pas un crime»). Interview par mail interposé des deux frères tagueurs.

Vos créations ont quelle espérance de vie en Iran ?

Ça dépend de l'endroit et de la ville. A Tabriz, elles ne restent pas plus d'une semaine, mais à Téhéran, elles durent un peu plus longtemps.

Que souhaitez-vous exprimer avec vos créations ?

Les murs parlent d'eux-mêmes...

Avez-vous des problèmes avec les autorités iraniennes à cause de vos oeuvres ?

Le problème principal, c'est que le pouvoir nous inculpe sans savoir de quoi nos oeuvres parlent. Ils nous accusent donc parfois de satanisme, de crime politique, etc. Donc oui, nous avons des problèmes avec le pouvoir en place, mais ils ne nous arrêteront pas.

Que pensez-vous de la situation en Iran ?

C'est compliqué, pas bon du tout en fait... C'est très stressant, il y a beaucoup de tensions.

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