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Interview

Gerhard Richter: «J’ai toujours été un inquiet»

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Exposé jusqu’à fin septembre à Beaubourg et au Louvre, le peintre allemand clôt à Paris une rétrospective en trois actes qui l’a déjà mené à Londres et Berlin et qui traverse tous les âges et toutes les périodes de l’artiste allemand.

Juin [Juni], 1983. (Gerhard Richter, 2012)
Publié le 29/06/2012 à 19h09, mis à jour le 02/07/2012 à 12h04

On ne peut pas vraiment dire que Gerhard Richter soit sous-exposé en France. Actuellement présenté au Centre Georges-Pompidou, il était, au printemps 2009, au musée de Grenoble pour une exposition - «Richter en France» - qui rassemblait la totalité des œuvres de l’artiste conservées dans les collections publiques françaises : une cinquantaine au total dont vingt-quatre toiles, ce qui en fait le peintre allemand le mieux représenté dans l’Hexagone. Néanmoins, Richter (né en 1932 à Dresde, alors en Allemagne de l’Est, passé à l’Ouest en 1961 et aujourd’hui installé à Cologne) n’avait pas eu de grande rétrospective en France depuis 1993, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.

Le Centre Pompidou, en collaboration et après la Tate Modern de Londres (d’octobre 2011 à janvier 2012) et la Neue Nationalgalerie de Berlin (de février à mai 2012), a intitulé l’exposition «Panorama». Elle porte effectivement bien son titre tant, à travers environ 150 œuvres, elle balaye du regard les nombreuses étapes, chronologiques et thématiques, de la carrière de Richter, des premières «photos peintures» du début des années 60 jusqu’à Strip, œuvre inédite de 2011. Car, entre les deux, Richter a tout peint : des portraits, des natures mortes, des vanités, des nus, des marines, des paysages (naturels

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