Menu
Libération
Critique

Tom Wood, bus repetita

Réservé aux abonnés

Photo . Plusieurs fleurons britanniques exposent en France dont, à Guingamp, l’Irlandais qui a mitraillé sans relâche les transports en commun de Liverpool de 1978 à 1996.

"Between Liverpool and Southport", 1981. (Photo Tom Wood)
ParBrigitte Ollier
Envoyée spéciale à Guingamp
Publié le 29/06/2012 à 21h16

Tom Wood sort du bois. Après son passage à Sète au festival Images singulières, le voici en Bretagne, dans le cadre d'un collectif «Portraits de ville» (1). La sienne, on le sait, n'est autre que Liverpool, où il vécut longtemps, même s'il est désormais installé à la campagne, près de Chester, à la frontière du pays de Galles. C'est là une partie de la magie de ce photographe né en 1951 à Co Mayo (Irlande), son déracinement, qui le rend aussi boulimique qu'un touriste, comme s'il lui fallait sans cesse prouver aux autres son attachement à sa terre d'adoption. Bus Odyssey, la série homérique qu'il présente aujourd'hui en 62 tirages, est riche de milliers de photographies - plus de 100 000 -, réalisées à Liverpool entre 1978 et 1996, englobant donc les années Thatcher. Mais Wood n'est pas un porte-drapeau rouge du Royaume-Uni, ni un militant comme Chris Killip (lire ci-contre). Il ne cherche pas à documenter la cité natale des Beatles ou à témoigner de la mainmise de la Dame de fer, juste à montrer son rapport au monde qui l'entoure.

Caméléon. «C'est l'un des derniers photographes de rue, précise Jérôme Sother, co-commissaire de cette exposition. Il sort sans avoir forcément un sujet en tête, c'est quelque chose de naturel, il prend des photos. Il est à l'aise. D'où son style, qui peut paraître décousu au premier regard car il a une grande liberté formelle.»

Conçu en couleur et en noir et blanc, Bus Odyssey frappe pa

Dans la même rubrique