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Retrouvailles d’Arles

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Les anciens diplômés de l’Ecole nationale de photographie de la ville sont à l’honneur pour la 43e édition des Rencontres.

Olivier Metzger, Série Smile Forever, 2012. (Courtesy of the gallery Bertrand Grimont.)
Publié le 01/07/2012 à 20h26

«De la pratique et de la pensée… Il n'est pas question de séparer la pratique de la compréhension intuitive de la photographie qui nourrit notre société.» Ce propos d'Alain Desvergnes, créateur de l'Ecole nationale de la photographie qu'il a dirigée pendant seize ans, résume un enseignement réputé ouvrir l'œil et l'esprit. Ce lecteur de Faulkner sera l'une des figures des Rencontres d'Arles qui fêtent le 30e anniversaire de l'ENSP, née en 1982 dans cette ville, peu après la chaire de photographie de Bernhard Becher aux Beaux-Arts de Düsseldorf. Parole a été donnée aux 674 anciens diplômés et à la dernière promo, ce qui fait un éventail nuancé, dont seuls 25 représentants apparaissent sur les cimaises, de Grégoire Alexandre à Aurore Valade.

Car tous ne sont pas photographes, la plupart étant enracinés dans les interstices du médium (conservateur de musée, responsable de collection, enseignant), comme le développe Qu'avez-vous fait de la photographie ? (Actes Sud). Ces photographes témoignent de la multiplicité d'un langage devenu si familier qu'il a du mal à être reconnu comme créatif. Ce point de distinction - c'est quoi, être photographe ? - questionne la 43e édition des Rencontres, laboratoire d'été dans une cité chère à Henry James. En regard des ex-diplômés de l'ENSP, Arles 2012 propose le prix Découverte (25 000 euros). Parions que Lucas Foglia et son Amérique profonde, ou Zanele Muholi, militante d'une Afrique du Sud sexuellement

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