Pas de conifère, cette année, sur la Grand-Place de Bruxelles, mais un sapin de métal et de lumière de 25 mètres de haut, réinterprétation 2.0 de ce séculaire totem des fêtes de Noël. Réalisé par le collectif français 1024 Architecture, le sapin électronique, qui devrait s'illuminer ce soir, a été précédé d'une volée de bois vert en Belgique. Si la municipalité socialiste, qui dit vouloir «dépoussiérer Noël», s'attendait à ce que ce sapin stylisé fasse débat, la polémique a pris un tour plus nauséabond, suite aux déclarations de l'élue locale du parti chrétien-démocrate flamand, Bianca Debaets.
Traditions. Déjà consternée par le fait que le marché de Noël a été rebaptisé «Plaisirs d'hiver», balayant «toute référence à la fête de Noël», la conseillère communale a déclaré dans une interview au site Brusselnieuws le 8 novembre que l'on renonce à des traditions au prétexte que la ville est multireligieuse, insinuant que le vrai sapin a été évincé pour ménager les autres confessions. «Qu'est-ce qui suivra ? Tous les œufs de Pâques bannis de la ville, car faisant trop penser à Pâques ?» a-t-elle renchéri dans un tweet, ouvrant les vannes aux réactions islamophobes qui se sont déversées sur la Toile. Une pétition en ligne intitulée «Pour un véritable sapin de Noël sur la Grand-Place de Bruxelles et le respect de nos valeurs et de nos traditions» a recueilli près de 25 000 signataires, les page




