Le centre Pompidou n'est pas si âgé, mais il a de sérieux problèmes de tuyauterie. Il lui faut brusquement renouveler son système d'arrosage anti-incendie, qui est attaqué par la rouille. La question est éminemment sensible. D'abord parce qu'elle concerne la sécurité d'un endroit où sont massées des milliers de personnes. Problème auquel vient s'ajouter la difficulté spécifique de la protection des œuvres, qui ont tout à craindre de l'eau. Interrogée, la direction de l'établissement a cependant souligné «qu'aucune fuite n'avait été signalée». Alain Seban, président actuel du centre, a néanmoins embauché neuf agents de sécurité incendie supplétifs, au cas où…
Il l’a d’autant plus mauvaise que les sprinklers avaient été entièrement changés par son prédécesseur, en 2003. Un renouvellement qui a pris quatre années. Dès 2008, les premières traces de corrosion sont apparues. Le centre Pompidou a immédiatement commandé un audit, qui a confirmé que le problème était généralisé.
Une action en justice a été engagée contre l’entreprise, pour malfaçon. Les expertises ont traîné. Un premier expert a été nommé par le tribunal, puis récusé, car il collaborait avec la société de travaux publics Vinci. Qui, même si elle n’est pas impliquée dans ce scandale, pouvait avoir à traiter avec l’intervenant mis en cause.
Les conclusions du nouvel expert judiciaire ont été rendues au printemps. Il a confirmé le pire : il faut changer l’ensemble du système. Ses recommandations ont été soumises à




