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Shomei Tomatsu, le regard fragmenté

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Disparition . Autodidacte et rénovateur, le photographe japonais est mort à l’âge de 82 ans.

«Coca-cola», Tokyo (1969). (Photo Shomei Tomatsu, courtesy Galerie Priska Pasquer, Cologne)
Publié le 08/01/2013 à 21h26, mis à jour le 09/01/2013 à 11h04

Le British Journal of Photography a annoncé lundi la mort de Shomei Tomatsu, le 14 décembre à l'hôpital de Naha, préfecture d'Okinawa, des suites d'une pneumonie, à 82 ans. Plus que tout autre, ce photographe japonais autodidacte représentait l'ouverture vers une vision affranchie et subtile, et la rupture avec le style humaniste et réaliste qui fit, au Japon comme en Europe, les beaux jours de l'après-guerre.

A voir : le diaporama de Libération sur l'oeuvre de Tomatsu

Il était connu et apprécié en France, grâce aux multiples expositions qui l'avaient célébré, lui et ses pairs, notamment à la Maison européenne de la photographie et à l'Hôtel de Sully, à Paris (IVe), aussi par les divers ouvrages consacrés à la photographie japonaise (dont Japon : un autoportrait, publié par Flammarion sous la direction de Marc Feustel).

Strip-tease. Né le 16 janvier 1930 à Aichi, préfecture de Nagoya, Shomei Tomatsu, étudiant en économie, entre comme photoreporter à la maison d'édition Iwanami-Shoten, à Tokyo. En 1956, il devient free-lance, alors que «the Family of man», l'exposition organisée par Edward Steichen, parcourt le Japon et attire un million de visiteurs. Trois ans plus tard, en juillet 1959, il fonde l'agence Vivo («vie», en espéranto), avec, entre autres, Eikoh Hosoe et Ikko Narahara, qui œuvrent pour une esthétique plu

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