Mettant fin à un mystère, en «exclusivité mondiale» ce jeudi, Paris Match révèle le visage caché de l'Origine du monde, de Courbet. Un amateur d'art aurait retrouvé l'autre partie du sulfureux tableau. Le nu féminin, peint en 1866 et qui n'avait pas été baptisé par le peintre, est exposé depuis 1995 au musée d'Orsay. La fondation Lacan a fait dation de l'œuvre à l'Etat, cette année-là, après la mort de son dernier propriétaire, Jacques Lacan.
Paris Match affirme, expertises scientifiques à l'appui, que tout prouve qu'il s'agit d'une seule et même œuvre. Contacté par Libération, le musée parisien déclare «que personne du musée ne se prononce pour l'instant sur cette affaire». Il a fallu deux ans d'expertises et d'analyses pour s'assurer qu'il s'agit bien de la même œuvre, d'après Paris Match.
L'histoire remonte à 2010, lorsqu'un amateur d'art acquiert le tableau d'une «belle lascive» dans la boutique d'un antiquaire parisien, pour 1 400 euros. De retour chez lui, il remarque que les bords de la toile (41 centimètres sur 33) ont été découpés, comme si l'œuvre était extraite d'une plus grande. Le découvreur remarque aussi qu'elle n'est pas signée. Par contre, au verso, un cachet, peut-être celui d'un nom de marchand de couleurs de l'époque. Persuadé de détenir une perle rare,




