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C'est l'art qu'on vandalise

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La femme qui s'en est pris au tableau d'Eugène Delacroix au Louvre-Lens est l'héritière d'une lignée de vandales aux motivations variées.

Le fameux crucifix trempé dans de l’urine de Serrano. (Photo Jean-Paul Pelissier. REUTERS)
Publié le 08/02/2013 à 13h33

Avant Delacroix d’autres œuvres importantes ont fait l’objet d’actes de vandalisme. Notamment une toile de Pascal Pinaud, qui dénoncait justement le vandalisme des œuvres d’art, dont a été l’objet, le fameux crucifix trempé dans de l’urine de Serrano, exposé en 2011, chez Yvon Lambert à Avignon. Lors de la biennale Bourges, en novembre 2012, un visiteur dont on ignore l’identité a écrit sur le tableau de Pinaud, à l’encre noire, «LE CHRIST EST ROI», et «LE CHRIST EST ROY».

Au mois de juin de la même année, dans une galerie au Texas (Etats-Unis), un homme avait vandalisé Femme au fauteuil rouge, de Picasso, l'un des chefs-d'œuvre cubistes pour faire passer un «message». L'individu s'est rendu quelques mois après aux autorités. Uriel Landeros, 22 ans, a reconnu avoir attaqué à la bombe de peinture une œuvre du maître en y traçant grossièrement dessus le dessin d'une corrida flanqué du mot «conquête», en référence aux colonisations espagnoles.

Vladimir Umanets, qui se présente comme un artiste russe, a taggé un tableau de Rothko exposé à la Tate Modern, en 2012, le plus grand musée d'art contemporain de Londres. Sur la toile, intitulée Noir sur marron, il a écrit son nom à l'encre noire accompagné du slogan : «A potential piece of yellowism» (une œuvre potentielle de jaunisme). Interpellé, l'homme a affirmé avoir ajouté de la valeur au tableau.

En 2009, la Joconde, a été la cible d'un lancer de mug qui n'a fait aucun dégât sur la piède

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