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Richard Artschwager tire sa révérence

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Publié le 11/02/2013 à 15h40, mis à jour le 11/02/2013 à 15h58

C’est l’un des grands artistes du XXe siècle qui a disparu le 9 février, six jours après la fin de sa seconde exposition rétrospective ouverte fin octobre au Whitney Museum of American Art. Depuis cinquante ans, l’Américain Richard Artschwager, né en 1923 à Washington, a pratiqué la peinture, la sculpture, le dessin, le design.

D'abord étudiant en biologie et en chimie à Cornell, il entre, en 1949, dans l’atelier du peintre Amédée Ozenfant, à Paris. Au début des années 50, il  abandonne l’art pour travailler comme tourneur, puis en tant qu’employé dans une banque. Ensuite, il dessine et fabrique une ligne de meubles, qu’il commercialise, jusqu’en 1958, année où un incendie détruit totalement sa fabrique.

Après cet incident, Artschwager reprend le chemin de l’art. Dès lors, il réalise un travail aux multiples influences, pop pour certains, minimalisme pour d’autres sans oublier le conceptualisme. Il ne faut peut-être pas réduire son style à ces tendances, qui en tout cas est facilement reconnaissable. Comme l’une de ses fameuses sculptures, «Table with pink tablecloth», de 1964. Sa première exposition personnelle a lieu en 1965.

Il réalise des chaises, des tables, des fenêtres, en bois ou en formica, ces meubles sont détournés par une géométrisation et une simplification des formes. A propos de ses œuvres, il évoque des «objets inutiles». C'est vrai que sur certaines chaises, on ne peut pas s'asseoir et que l'on ne peut pas ouvrir certaines portes ou fenêtres. Il peint aussi, en

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