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L'Institut français sacrifié à Berlin

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La fermeture et la vente - sur ordre de Paris - de la Maison de France suscite des protestations.

Publié le 24/04/2013 à 12h58

Classé monument historique, l’immeuble qui représente la France dans la capitale prussienne depuis 1950, sur le Kurfürstendamm, doit être vendu dans les deux ans. L’argent serait en partie utilisé pour des restaurations au siège de l’ambassade, à côté de la porte de Brandebourg, où l’Institut est prié de rapatrier ses services. Proposant des activités culturelles et cours de langues, il abrite également une bibliothèque et une médiathèque. Le sort du cinéma Paris, bien connu dans la ville pour être le seul à présenter des films en français, est inconnu. Les prix de l’immobilier ont grimpé ; vingt ans après l’ouverture du Mur, le Kurfürstendamm est en train de redevenir l’avenue chic de la ville, où se logent les marques de luxe.

«Un bout de France disparaît», s'insurge le journal local Berliner Zeitung. «C'est une mauvaise idée», renchérit, en français, le maire socialiste de l'arrondissement de Charlottensburg, Reinhard Naumann.

Le personnel de l'Institut a émis un communiqué pour dire «Non à la fermeture de cette maison, symbole de l'amitié franco-allemande et emblème de la culture française à Berlin». Il souligne combien paraît «déplacé de supprimer ce bel établissement tellement implanté dans le paysage culturel», en pleine célébration du cinquantième anniversaire du pacte franco-allemand. Et de s'interroger sur la réaction des Français si, au même moment, l'Allemagne fermerait l'Institut Goethe, avenue d'Iéna.

C’est dans cette m

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