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Critique

Ron Mueck, en corps et encore

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Arts . L’Australien revient à Paris à la Fondation Cartier pour exposer neuf sculptures hyperréalistes.

"Couple Under Umbrella", 2013. (Photo Thomas Salva Lumento)
Publié le 01/05/2013 à 20h36, mis à jour le 02/05/2013 à 10h47

Un couple de personnes âgées est assis sous un parasol multicolore. La tête de l’homme repose sur les genoux de la femme et sa main enlace son bras. Si leurs expressions ne laissent rien trahir, un sentiment de tendresse se dégage tout de même de cette œuvre gigantesque : elle occupe seule le centre de la pièce, avec ses 4 mètres de haut.

Visible depuis le boulevard Raspail, cette sculpture (Couple Under Umbrella, 2013) est d'un réalisme troublant, poils, cheveux, peaux légèrement plissées avec l'âge, ongles taillés… Tout est réalisé ici avec une minutie poussée à l'extrême, jusqu'à la bague au doigt de l'homme. L'Australien Ron Mueck, avec ses sculptures hyperréalistes, est de retour à Paris, à l'invitation de la Fondation Cartier, huit ans après une première exposition qui avait rencontré le plus grand succès de l'histoire de la fondation.

L’institution parisienne présente neuf de ses œuvres, pas loin d’un quart de la production de l’artiste. En vingt ans d’activité, Ron Mueck a signé jusqu’alors trente-huit sculptures, dont trente-cinq sont des personnages solitaires. Trois d’entre elles ont été réalisées ces dix-huit derniers mois, prétexte que la fondation a saisi pour lui consacrer une seconde exposition.

Empathie. Il s'agit donc de ce couple de seniors, d'une mère avec son bébé et enfin de deux adolescents dans la rue - les six autres n'ont jamais été montrées à Paris, mais ont beaucoup voyagé. Dans un parcours très aéré, la

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