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Interview

Anri Sala: «J’ouvre une possibilité d’expérience»

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L’artiste albanais Anri Sala représente la France à Venise, avec «Ravel Ravel Unravel» :

L’artiste albanais Anri Sala représente la France à Venise, avec «Ravel Ravel Unravel». (Photo Gabriel Bouys. AFP)
ParEric Loret
(à Venise)
Publié le 02/06/2013 à 21h36, mis à jour le 04/06/2013 à 22h05

Il a 39 ans, il est beau, il est d'Albanie, où il a grandi, s'appelle Anri, et 200 personnes faisaient la queue, mercredi dans les Giardini, pour voir son Ravel Ravel Unravel. Anri Sala représente la France au tournoi des 88 nations. De lui, on sait qu'il a étudié le violon de 4 à 10 ans, que sa mère était directrice de la bibliothèque nationale et son père ingénieur à la télé d'Etat avant la chute du mur, que son ami Edi Rama a repeint la ville de Tirana quand il en était maire ( Dammi i Colori, 2003, hit de l'art vidéo), qu'il vit à Berlin et a étudié au Fresnoy. On sait aussi la grande exposition que Pompidou lui a consacrée l'an passé, et qu'il a déclaré au critique Hans-Ulrich Obrist : «La musique résiste au sens tout en étant hautement communicative.»

Son œuvre Ravel Ravel Unravel, curatée par Christine Macel, se déroule en trois salles. Dans la première, on voit la DJ Chloé (ex-résidente du Pulp) en gros plan faire des trucs avec des bouts de son. Dans la seconde, Ravel Ravel (traduction : «emmêler Ravel»), deux vidéos l'une au-dessus de l'autre, légèrement décalées, suspendues au fond d'une chambre anéchoïque, montrent deux interprétations par deux pianistes différents (Louis Lortie et Jean-Efflam Bavouzet) du célébrissime Concerto p

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