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Tableaux de Rotterdam : un procès de haut vol

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Lupin. Les six Roumains accusés d’avoir dérobé sept œuvres de maîtres seront jugés à Bucarest.

Publié le 24/07/2013 à 20h06, mis à jour le 25/07/2013 à 10h24

Agent du FBI, Bob Wittman a participé à la création du service spécialisé dans la lutte contre le trafic d’art. Devenu consultant, il ouvre ses conférences par des portraits d’acteurs ayant joué des rôles de voleurs esthètes dans le style d’Arsène Lupin. Sans transition, il affiche sa «galerie des horreurs», des vrais trafiquants, des crétins, des truands et des demi-sels.

Cimetière. Il va pouvoir l'enrichir. Six Roumains sont appelés à comparaître le 13 août devant le tribunal de Bucarest pour le plus important vol de tableaux commis aux Pays-Bas depuis une vingtaine d'années. Parmi eux, Radu D., 27 ans, qui a reconnu le vol, et sa mère, Olga, 50 ans, qui a avoué avoir détruit les sept tableaux disparus en octobre du musée de Rotterdam : une Liseuse de Cézanne, un Arlequin de Picasso, la Fiancée de Gauguin, deux vues de la Tamise de la plus belle période de Monet à Londres, un autoportrait de Meyer de Haan et une Femme aux yeux clos de Lucian Freud.

Les œuvres avaient été rapidement transférées dans leur village de Carcaliu, où elle les a dissimulées au cimetière. Mais, suite à l'arrestation de son fils en janvier, elle les aurait brûlées dans un poêle pour détruire les preuves. Lundi, lors d'une audience de la chambre d'accusation de Bucarest, elle s'est soudain rétractée : elle a assuré avoir inventé toute l'histoire de l'incinération sous la pression du procureur. Mais elle a refusé de répondre quand

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