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Critique

Haegue Yang, compliment d’objets

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Arts. Dans son exposition «Equivoques» présentée dans deux lieux à Strasbourg, la plasticienne sud-coréenne poursuit son travail conceptuel de mise en scène et de poétisation des articles du quotidien.

«Blind Curtain- Flesh Behind Tricolore», 2013. (Photo M. Bertola. Musées de la Ville de Strasbourg. Courtesy Gal. Ch.Crousel, Paris)
ParEric Loret
Envoyé spécial à Strasbourg
Publié le 22/08/2013 à 19h26

On avait vu le travail de Haegue Yang, séoulienne de Berlin, entre autres à l'expo «documenta (13)» l'an passé, une flopée de stores vénitiens s'ouvrant et se fermant lentement au-dessus des rails de la gare désaffectée de Cassel : Approaching : Choreography Engineered in Never-Past Tense  (2012). A la galerie Chantal Crousel à Paris, aussi, ses Dress Vehicles, encore des stores vénitiens, richement décorés, arrangés en costumes délirants dans lesquels le visiteur est convié à se glisser pour, peut-être, interpréter une danse dada.

Strasbourg propose la première grande expo française de Haegue Yang, 42 ans, où le conceptuel plus dur cohabite avec les expériences sensorielles des stores. Avec les Certificates  (2010-2011), par exemple, œuvres qui consistent en contrats conclus entre l'artiste et leurs acquéreurs, aux termes desquels Yang livre à celui qui l'achète un secret (un code bancaire, un mot de passe en ligne, etc.). Si l'interface du Certificate est un bout de papier, son contenu est une épreuve mentale, fondée sur l'engagement et la confiance.

Hameau. Résistance, opposition et contre-pied passifs par réarrangement de l'espace (Grid Bloc, série de papiers millimétrés non standards

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