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Critique

Périgot et la Cité périlleuse

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MP2013. A Marseille, l’artiste s’inspire de Le Corbusier, architecte de grands ensembles, pour déconstruire les idées.

ParPierre Hivernat
Envoyé spécial à Marseille
Publié le 03/09/2013 à 20h06, mis à jour le 05/09/2013 à 10h09

Alexandre Périgot est un artiste constructeur. Pas pour proposer du rêve ou prétendre à des manifestes, ni même pour le plaisir de montrer un savoir-faire, mais seulement pour secouer les idées en changeant les échelles. Le verbe est, ici, à entendre aussi dans sa version populaire, s’agissant du supposé très secoué Le Corbusier et sa Cité radieuse de Marseille, surnommée encore par certains, plus de cinquante ans après son ouverture, la maison du fada. C’est le titre de la pièce qu’Alexandre Périgot présente à la galerie «Sextant et plus», dans le cadre de la foire d’art contemporain de Marseille, Art-O-Rama. Et disons-le aussi en langage d’aujourd’hui : elle envoie du lourd, en l’occurrence : 2 tonnes.

hula-hoop. Côté spectaculaire, la chose s'impose donc comme une réplique de la Cité radieuse en tubes d'aluminium à l'échelle 1/15e, ce que Le Corbusier appelait «le casier à bouteilles». Pour l'architecte, il s'agissait d'une ossature modulaire de poteaux en béton armé, à l'intérieur de laquelle le logement pouvait s'insérer et être adapté en fonction de la demande des habitants, indépendamment des nécessités de fonctions porteuses. Et c'est bien ce casier que l'on voit de très loin. Mais se rapprocher de la Cité recréée par Alexandre Périgot provoque quelques hallucinations. Les tubes se mettent en mouvement de hula-hoop et l'on s'attend à l'écroulement imminent de la construction.

La Maison du fada est bien

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