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Art contemporain

Les mots de Rero

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Retour à la galerie Backslash de l'artiste parisien, oscillant entre visible et invisible.

Publié le 14/02/2014 à 13h47

Avec Erreur dans le titre, Rero est de retour pour la troisième fois à la Backslash Gallery, dans le Haut-Marais. Pour annoncer cet événement, les deux jeunes galeristes, Delphine Guillaud et Séverine de Volkovitch, l'avaient fait précéder au mois de janvier d'un Foreword («avant-propos»), qui accompagnera désormais chaque exposition individuelle.

A travers un ensemble constitué de nouvelles œuvres (2013/14), l'artiste continue, avec ses mots et ses messages barrés horizontalement, de questionner notre monde et la place de l'art dans celui-ci, notamment via les frontières entre le visible et l'invisible, un des thèmes majeurs de l'accrochage conçu selon l'artiste de manière «plus convenue».

Dans l'expace du bas, l'œuvre elle-même disparaît. L'image est donc Not Available («pas disponible»), pour reprendre le titre de l'une des œuvres. Pour la matérialiser, l'artiste l'a remplacée par son cartel, laissant aux visiteurs le soin de l'imaginer.

Quant aux dyptiques, Rero explique les avoir, suivant la même logique, conçus comme des «oxymores» dissociant la parole de la matière et «exprimant en cela les contradictions de notre société».

Rero poursuit ce travail à l'étage, avec ces photos retournées dont on ne voit plus le sujet mais dont on devine ce qu'elles peuvent encore transmettre. «On est toujours victime de  son pas

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