Le collectif d’artistes hackeurs !Mediengruppe Bitnik n’en est pas à son coup d’essai. Retour sur trois de ses actions emblématiques.
Pendant deux mois, Bitnik hacke l’opéra de Zurich, en y dissimulant des «audio-bugs», téléphones portables modifiés retransmettant la représentation en direct à des numéros de téléphone choisis au hasard dans la ville. Une manière de rendre l’opéra, loisir considéré comme élitiste, au peuple. Quatre-vingt-dix heures de retransmissions ont été diffusées à 4 363 foyers en dépit d’une menace de poursuite de la direction de l’institution, finalement abandonnée.
En été 2008, ils mettent sur pied la première station de télé pirate de Jamaïque, dans une communauté rurale. En trois semaines, ils construisent une microtélé locale à partir de composants bon marché, et invitent les villageois à autoproduire les programmes. Le collectif suisse participera également à la mise en place d’une station similaire à Saint-Nazaire-le-Désert, dans la Drôme.
[ Surveillance Chess ( 2012) ]
Un membre du collectif se plante sous l'œil d'une caméra de surveillance, ouvre sa valise et active un bouton. Interférant avec le signal, il prend le contrôle de l'image, remplaçant la vue de surveillance par un plateau d'échecs et invitant le contrôleur à jouer : «V




