Plus bling-bling que la Rolex, plus avant-gardiste que la Moto 360 et son élégant écran numérique tout rond, plus "smart" que la future montre connectée de Google. «Portez de l'art au poignet!» est le slogan de l'exposition Full Screen (et non de la campagne de l'iWatch d'Apple) présentée à XPO, une jeune galerie qui réunit à Paris une sémillante écurie d'artistes post-numériques dont fait partie le commissaire Aram Bartholl, à l'origine du concept.
Pendus aux murs, 12 exemplaires de la Galaxy Gear de Samsung embarquent autant d’œuvres conçues ou adaptées pour le support. Le visiteur est invité à enfiler la grossière montre de 74 grammes (pas très seyant sur les poignets féminins) et à contempler l’écran rectangulaire de 3,5 sur 5 centimètres, petit en taille, mais dense en résolution avec ses 320 pixels par 320. Les multiples fonctions qui la rendent «intelligente» ont été désactivées. Elle ne s’abaisse même plus à donner l’heure et se contente d’afficher des œuvres, qu’on peut exhiber dans les dîners en ville tels des bijoux uniques.
Parmi les artistes qui se sont prêtés à ce jeu de la miniaturisation, le Chinois Ai Weiwei et le Néerlandais Rafaël Rozendaal, qui décline l'un de ses sites web, une vague bleue qui se déroule à l'infini. L'Américaine Petra Cortright livre quant à elle sa dernière vidéo de webcam, où elle se fait gros




