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Robots

Invasion de Transformarts à la Cité

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A Paris, la Cité des sciences rassemble une vingtaine d’œuvres, souvent spectaculaires, qui jetent un regard décalé sur notre devenir automatisé.

«Totemobile», de Chico MacMurtrie/ARW. (Photo Chico MacMurtrie. Amorphic Robot Works)
Publié le 10/04/2014 à 18h06

En 1964, l'artiste Nam June Paik a conçu avec l'ingénieur Shuya Abe, un robot humanoïde baptisé Robot K-456. Rudimentaire, ce premier «robot performeur» télé-opéré, avec un haut-parleur à hauteur de bouche, était censé déambuler dans la rue où il «surprendrait pour une seconde» les passants, selon son concepteur. Une manière de répondre par la dérision à une époque qui ne jurait que par le progrès technologique.

En 1982, Nam June Paik met en scène un «accident» devant le Whitney Museum. Tandis qu'il lui fait traverser l'avenue, son robot fait main est écrasé par un taxi. Une performance intitulée The First Catastrophe of the 21st Century qui réaffirme le besoin de créer des formes alternatives d'expression à partir de ces mêmes technologies qui impactent nos vies. Paik avait construit son robot en réaction aux scénarios prédisant que les machines supprimeraient l'emploi des hommes. Plutôt que la perfection technique, «il aimait le ludique, l'éphémère et l'inutile», comme le souligne le catalogue (1) de l'exposition Art robotique, installée jusqu'en janvier à la Cité des sciences, à Paris.

«Animaris Umeris», de Theo Jansen. Photo Loek Van Der Klis

Prototypes. Le robot artistique de Paik a eu une

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