Né en 1985, Neïl Beloufa cumule les prix (Audi Talent, Meurice…) et les expositions muséales, aux Etats-Unis principalement. Loin du parfait jeune artiste modèle, ses installations distillent pourtant une sourde inquiétude, tant elles se jouent de tous les codes, et de nos perceptions. Ce projet inédit pousse un cran plus loin cette logique singulière: «figures et fonds, messages et interfaces servent de camouflage les uns aux autres», prévient d'ailleurs son commissaire, Mihnea Mircan.
Neïl Beloufa, «En torrent et second jour». Photo Aurélien Mole
Neïl Beloufa, En torrent et second jour, jusqu'au 24 mai à la Fondation d'entreprise Ricard, Paris. fondation-entreprise-ricard.com
Idoles, Icônes, Mirages, Vues de l’esprit… les titres des expositions de cette biennale résument bien ses deux mots-clés: VOIR et CROIRE. Mais nulle autre que celle consacrée à Patrick Everaert ne donne aussi profondément à penser ce que cachent les images. Pétri de littérature, mais ennemi de tout bavardage, cet artiste rare, né en 1962, élabore patiemment une œuvre photographique dense, philosophique, et paradoxale, puisqu’il n’utilise aucun appareil de prise de vues.
«Sans titre», 2012. Photo Patrick Everaert
Patrick Everaert, Evermore jusqu'au 25 mai à l'Espace 251 Nord, 9e biennale internationale de la photographie, Liège (bip-liege.org)
A quelques mois de son 90e anniversaire, Mauri