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Aldo Crommelynck estampillé Picasso

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La BNF met à l’honneur la complicité entre le graveur français et le peintre espagnol.

Aldo Crommelynck (1931-2008) en 1985. (Photo Christina Ljubanovic)
Publié le 07/05/2014 à 19h46

L'imprimeur d'art Aldo Crommelynck, très recherché par les éditeurs, a contribué par sa virtuosité au renom de Paris dans le domaine de l'estampe. Fils du dramaturge belge Fernand Crommelynck (1886-1970), Aldo Crommelynck (1931-2008) a fait ses classes dans le célèbre atelier du maître-imprimeur Roger Lacourière, à Paris, de 1948 à 1955. C'est aussi là qu'il fait la connaissance de Picasso. En 1956, il ouvre son propre atelier, rue de Gergovie, dans le XIVe arrondissement, et ses frères Piero et Milan le rejoignent quelque temps après. De grandes figures de l'art le fréquentent : Tal Coat, Miro, Giacometti, Masson, Braque…

Fraternité. La véritable aventure démarre en 1963 quand Aldo et Piero laissent la responsabilité de l'atelier parisien à Milan et partent en ouvrir un autre dans le Midi, dans une ancienne boulangerie à Mougins, tout près de Notre-Dame de Vie, où vit et travaille Picasso. En presque dix ans, le peintre réalisera dans cet atelier près de 750 planches, dont la célèbre Suite 347, en 1968, et la non moins fameuse Suite 156, de 1970-1972. A la mort de Picasso, en 1973, les Crommelynck retournent à Paris et déménagent l'atelier de la rue Gergovie à la rue de Grenelle. De nouveaux artistes attirés par ce lieu viennent y travailler : Sam Szafran, George Condo, Yuri Kuper, Richard Hamilton, Jim Dine, mais aussi de plus jeunes, comme les Italiens Enzo Cucchi et Francesco Clemente, l'Allemand A.R. Penc

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