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EXPOSITION

Chen Zhen, posthume sur mesure

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La première rétrospective française consacrée au plasticien chinois se tient à Paris.

Publié le 09/05/2014 à 18h06

Dans cette première exposition rétrospective de Chen Zhen en France, conjointement organisée par la galerie Perrotin (Paris IIIe) et la Galleria Continua (Seine-et-Marne), on peut voir une installation intitulée Beyond the Vulnerability. Elle est composée d'une trentaine de maquettes de maisons (disposées sur des tables en verre fragiles) que l'artiste, invité en résidence à Salvador de Bahia, au Brésil, en 1999, a réalisées avec des enfants. Mais ces maisons, qui évoquent celles des favelas ou d'autres sur pilotis, sont faites avec des bougies. Un symbole d'autant plus fort d'éphémérité et de souffle (de vie) que Chen Zhen, né en 1955 à Shanghai, se savait atteint d'une maladie auto-immune, une anémie incurable dont il mourra en 2000.

Toilettes publiques. Son sentiment d'urgence explique qu'il ait réalisé de nombreux dessins très précis de projets, comme certains ici présentés, avec l'idée que s'il ne pouvait les concrétiser, d'autres le pourraient après sa mort. C'est le cas d'une œuvre importante, le Bureau de change, construite de façon posthume en 2004, qui reconstitue d'anciennes toilettes publiques chinoises pour évoquer un huis clos de tractations financières, forcément en liquide et pas nécessairement nickel. En gros, aux chiottes le fric.

L'une des nombreuses forces de cette exposition réside dans le grand écart qu'elle propose entre des œuvres tardives et d'autres réalisées avant que Chen Zhen ne vie

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