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Lumière sur les vitraux

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Une salle est consacrée aux œuvres réalisées en 1986 pour l’abbatiale Sainte-Foy de Conques.

Publié le 29/05/2014 à 18h06

Dans le nouveau musée, une salle aux allures de chapelle est dédiée aux vitraux que Soulages a réalisés dans les années 90 pour Conques, près de Rodez. En plus d’un film et de cartons accrochés au mur sont présentés des échantillons de verre qui donnent une idée de l’aventure scientifique et technique conduite par le peintre pour inventer un vitrail laissant passer la lumière naturelle tout en obturant la vue.

En 1986, Pierre Soulages a ainsi accepté l’offre de Jack Lang de décorer l’église abbatiale de Conques. Il a fallu plus de sept ans de recherches pour terminer de poser les 95 vitraux de l’église, qui avait perdu les siens. L’abbatiale Sainte-Foy, chef-d’œuvre de l’art roman, est l’un des sanctuaires qui ponctuent le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont elle reprend certains traits d’architecture. Conques est célèbre pour son tympan sculpté représentant une mêlée de plus d’une centaine de personnages plongés dans le Jugement dernier, qui était peint de couleurs vives au Moyen Age. Tout à la verticale, elle détient la nef la plus élevée de l’époque romane : plus de 22 mètres de haut, sur une largeur inférieure à 7 mètres. Curieusement, les fenêtres ne sont pas de la même hauteur à gauche et à droite de la nef, cette proportion s’inversant dans le transept.

Après avoir trouvé une usine près de Munster, en Allemagne, capable de répondre à ses demandes, au prix de centaines d’essais, l’artiste a mis au point un procédé pour fabriquer des grains inégaux

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