L'artiste sud-africaine Lyndi Sales est de retour dans la capitale (1) où elle présente sa troisième exposition à la galerie Maria Lund (75003).
Depuis des années, elle tire son inspiration d'un drame: la mort de son père dans un accident d'avion en 1987. Mais, aussi concret que puisse être le point de départ de son travail, la plasticienne recherche toujours la métaphore et la symbolique. Née à Johannesburg en 1973, Lyndi Sales tente de façon récurrente à dépasser la réalité, «faire abstraction de ce qui pourrait obscurcir notre vision, exploiter les possibilités d'atteindre quelque chose de plus», souligne-t-elle.
A Paris, cette réflexion s'inspire aussi des Portes de la perception, un roman d'Aldous Huxley paru en 1954, qui empruntait déjà son titre à une citation de William Blake: «Si les portes de la perception étaient nettoyées, chaque chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infinie.»
Ballets de jeux d’ombres
Face aux formes graphiques que l’artiste a obtenu par des découpes, l’œil du spectateur perd toute notion d’échelle et de logique. Les collages de papiers et de couleurs se reflètent, s’influencent et se répondent sur les murs blanc de la galerie et de manière changeante, créant des ballets de jeux d’ombres, différents selon l’heure de la journée.
Lyndi Sales entrelace aussi des figures en faisant référence à des symboles spirituels tels que le Vesica Piscis, l'intersection de deux cercles d




