Convoqué ce jeudi à 18h par Aurélie Filippetti, Nicolas Bourriaud, directeur de l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts à Paris (ENSBA), semble craindre le pire après la fronde ouverte au sein de son école suite à une soirée privée donnée par le milliardaire Ralph Lauren en octobre 2013. Lui, qui a ouvert le conflit en réclamant le départ de deux de ses collaborateurs et du président du conseil d'administration, est en tout cas suffisamment inquiet pour avoir mobilisé ses contacts dans le monde de l'art contemporain, qui ont lancé une contre-offensive éclair avant le rendez-vous fatidique.
Dénonçant «l'obscurantisme des tenants du passé», les initiateurs d'une pétition, qui a recueilli plus de 680 signatures en quelques jours, soupçonnent la ministre d'imaginer le «départ silencieux» du directeur, auquel sont reprochés une gestion et une communication difficiles.
«Théoricien»
Le mouvement de sympathie envers Nicolas Bourriaud réunit des artistes comme Daniel Buren, Dominique Gonzalez-Foerster, Laurent Grasso, Thomas Hirschhorn, B




