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Auguste, l’empereur en représentations

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Au Grand Palais, 300 objets rassemblés montrent comment le souverain a assis son pouvoir par l’image. Dommage que la présentation éclipse son rôle fondateur.

Auguste, tête voilée en marbre blanc, fin du 1er siècle avant J.-C. (Photo Soprintendenza per i Beni Archeologici delle Marche)
Publié le 30/06/2014 à 18h26

Il y a bientôt deux mille ans, le 19 août 14, disparaissait le fondateur de l’empire romain, passé à la postérité sous le nom d’Auguste. A travers 300 objets, dont de beaux prêts consentis par le British Museum ou le musée du Vatican, le Grand Palais entend honorer un des plus longs règnes de l’Antiquité.

Effigie. Né en 63 avant notre ère, Octave ou Octavion (son nom de naissance est en fait Caïus Octavius) accède, à tout juste 20 ans, à un pouvoir partagé, après l'écroulement de la République et l'assassinat de son parrain, Jules César. Progressivement, il éliminera tous ses rivaux, à l'extérieur comme à l'intérieur de Rome. En 30 avant J.-C., Marc Antoine et Cléopâtre, qui menaçaient de s'emparer de l'Orient, se suicident. Trois ans plus tard, devenu le chef du Sénat, Octave décide de se faire appeler «Auguste», un homme sacré, capable de prédire l'avenir - et de le bâtir. Provenant de la villa de son épouse, Livia, une statue particulièrement imposante de 2 mètres de haut le présente en général victorieux, sa cuirasse arborant le récit de la soumission des Parthes. Adaptée à l'époque et aux situations, son effigie était diffusée jusqu'au fin fond de l'empire, ainsi qu'en témoigne une belle tête issue des pyramides nubiennes de Méroé.

L'ascension du jeune César est militaire, mais son intelligence est de la transformer en instrument d'assise de son pouvoir. A Nantes, en 2007, un colloque a souligné combien cette trajectoire avait été emp

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