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Le grand air des bijoux au Grand Palais

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La Biennale des antiquaires, qui a débuté jeudi, attire de plus en plus de clients asiatiques.

A la Biennale des antiquaires à Paris, le 13 septembre. (Photo AFP)
Publié le 11/09/2014 à 19h26

La Biennale des antiquaires a ouvert, jeudi, pour dix jours au Grand Palais. Au vernissage, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, est venue mettre du baume au cœur de la profession, d'autant qu'Aurélie Filippetti ne s'était pas déplacée pour la précédente édition. Le décor est franchement ringard. Son concepteur, Jacques Grange, a prétendu s'inspirer des jardins de Versailles ; on est dans le treillis de banlieue. Cela n'a pas retenu les joailliers d'affluer. Eparpillés entre les antiquaires, certains râlent encore, tous conscients de contribuer à attirer une nouvelle clientèle, friande de shopping de luxe autant que de mobilier XVIIIe siècle. De fait, les deux tiers des convives au dîner de gala venaient de l'étranger. «Cette année, la venue d'amateurs d'Asie se fait vraiment sentir», se félicite Mikael Kraemer. Ce fils d'une famille prestigieuse d'antiquaires a lui-même été surpris de l'écho rencontré par des expos qu'il a montrées à Singapour, Hongkong et bientôt Shanghai. Ce besoin se retrouvait dans les objets décoratifs illustrant les stands : guéridon en verre Murano du XIXe, encoignure en laques sino-parisiennes. Sans compter un magnifique Soulages…

C'est aussi une Biennale de la relève, avec mention spéciale au benjamin Steinitz, dont le stand est toujours relevé. Tout le monde espère ainsi ramener à de plus justes proportions les remous internes au Syndicat national des antiquaires, organisateur de l'événement (lire

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