Il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Et pourtant, la vue de quelques dessins de matous sur les murs du métro Châtelet, actuellement en rénovation, a suffit à hérisser les poils de la RATP. Le trouble-fête n'est autre que Thoma Vuille, alias M. Chat. De fait, l'artiste-graffeur y a laissé, au début du mois d'août, plusieurs de ses célèbres gros chats jaunes, noirs et blancs au sourire rayonnant, qu'il réalise à la bombe ou à la peinture.
Sauf que la RATP n'aime pas du tout les graffitis et a décidé de porter plainte contre l'auteur de l'œuvre, dont elle a découvert sans trop de difficulté l'identité, au motif qu'il a agi sans avoir préalablement demandé l'autorisation. Thoma Vuille se défend d'être malveillant –«J'ai pris du plaisir au détriment de personne»– et refuse de payer l'amende de 1 800 euros que lui réclame la régie. «Même si cela ne représente que 10% de mes revenus annuels, dans l'espace public c'est beaucoup d'argent. Pour un gamin de 15 ans ça peut le détruire», souligne-t-il.




