A Hongkong, les manifestants prodémocratie se sont d’abord munis de leur parapluie pour se protéger du soleil. Puis les pépins se sont transformés en boucliers improvisés pour s’abriter des gaz lacrymogènes et des jets massifs de gaz poivre. Des images impressionnantes de parapluies colorés se sont retrouvées partout en une des journaux et des dessins représentant les mêmes parapluies ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. L’expression «révolution des parapluies» a fait son apparition.
Universel. Depuis quelques jours, les pépins ont également infiltré l'exposition «Disobedient Objects», présentée depuis fin juillet au Victoria and Albert Museum de Londres, qui célèbre l'inventivité du design né des mouvements de contestation mondiaux. Entre une exposition sur les robes de mariée et la rétrospective consacrée à Horst P. Horst, photographe de l'élégance, le grand musée des arts décoratifs londonien accueille ainsi des objets séditieux, plus accoutumés aux pavés qu'aux ors d'une vénérable institution. « De nombreux objets présents dans l'exposition sont des objets ordinaires que les manifestants se sont appropriés, qu'ils ont détourné à des fins subversives», explique Gavin Grindon, commissaire avec Catherine Flood. « Les parapluies utilisés dans [le mouvement] #occupycentral ne sont pas différents. Ils montrent comment les gens, même avec très peu de ressources, peuvent agir ensemble de manière soli




