A côté des grottes et merveilles d'Olafur Eliasson, la fondation Vuitton présente le deuxième accrochage de ses collections jusqu'au 31 mars. Elle défend «un premier axe centré sur l'individu» avec une «dimension sociale, politique, consumériste» et un versant «expressionniste». On y retrouve avec plaisir un assortiment de Wolfgang Tillmans interrogeant le statut de l'image, avec un peu plus de routine, une sculpture de Cattelan et trois personnages d'Annette Messager.
Pour cette partie, le plus «neuf» reste les deux vidéos de la nouvelle star britannique Ed Atkins, Even Pricks (2013, présenté à la Biennale de Lyon) et Us Dead Talk Love (2010) : toujours en images de synthèse HD mais avec la voix d'Atkins (qui se filme pour donner vie à ses avatars), deux têtes de cadavres discutent d'un écran à l'autre, se rappellent l'amour et parlent de sexe… et de cils. Le tout inspiré par la lecture de Badiou et Blanchot.
Entre Thomas Schütte, Mona Hatoum ou Nam Jun Paik, un «second axe, intériorisé et poétique» recèle quatre peintures translucides de Sigmar Polke, Cloud Paintings (1999-2009) dans une salle carrée sous un puits de lumière et autour d'un météorite (le grand-père de celui d'Eliasson, on supposera). Une certaine idée de l'éternité, à laquelle fait écho une série de pointes sèches sur albâtre de Tacita Dean (Presentation Windows, 2005), que l'artiste avait utilisées dans un film pour figurer les fenêtres




