Après le Palais des beaux-arts de Lille, Jan Fabre vient illuminer les murs des deux espaces de la galerie Templon, à Paris, de ses mosaïques aux reflets irisés, dont la brillance, particulière et changeante, offre une palette de verts, de bleus et d'ocres. Tous issus des séries «Hommage au Congo belge» et «Hommage à Jérôme Bosch au Congo», ces tableaux-sculptures sont composés de plusieurs centaines d'élytres, ces étuis recouvrant les ailes des scarabées ou des hannetons, matériau de prédilection de l'artiste. Jan Fabre a entamé ce travail en 2010, à l'occasion du jubilé de l'indépendance du Congo. A travers ses œuvres, l'Anversois illustre la cruauté de son pays à l'égard du Congo, en s'appuyant sur des documents d'époque, symboles et protagonistes : portraits de Léopold II, Baudouin Ier, victimes de l'exploitation… Il réinterprète aussi des scènes du Jardin des délices, de Jérôme Bosch, son maître par-dessus tout, pour évoquer, encore, les horreurs avec lesquelles furent bâtis ces empires coloniaux.
Arts
Jan Fabre, brillantes mosaïques
L’hommage de l’artiste belge à l’indépendance du Congo, réalisé à partir d’élytres de scarabées, est exposé à Paris.
«L'art des colonies», 2013
(Photo Angelos bvba.Courtesy Galerie Daniel Templon, Paris. )
Publié le 27/03/2015 à 19h26
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