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Interview

Martin Parr : «Je n’ai pas l’impression d’être particulièrement méchant»

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Coronavirus, Brexit… Le photographe britannique Martin Parr explique à «Libération» sa vision de cette époque troublée et répond aux critiques souvent formulées contre lui.

Autoportrait de Martin Parr, 2007. (Collection Martin Parr. Magnum Photos)
Publié le 17/07/2020 à 18h26, mis à jour le 07/12/2025 à 14h26
Le photographe britannique est mort ce samedi 6 décembre. Nous republions une interview réalisée en 2020.

En raison des mesures sanitaires, Martin Parr n’a pu venir en France où se tient son exposition «Parrathon». Occupé par sa toute nouvelle fondation ouverte à Bristol en 2017, il nous donne des nouvelles par téléphone.

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Comment avez-vous vécu le confinement ?

C’était très frustrant car tout a été annulé, et puis, ce fut une période impossible : je n’ai fait que faire des images des files d’attente à Bristol. J’ai donc photographié cette nouvelle façon de faire la queue apparue avec la pandémie. Il a fallu qu’on s’habitue à l’idée d’attente tout le temps, partout et pour n’importe quoi. Après le confinement, j’ai aussi photographié les manifs Black Lives Matter. Je devais aussi faire des photos du festival de Glastonbury, cet immense festival de musique et de spectacle vivant, mais je me suis rendu sur place pour immortaliser des lieux vides…

Récemment, vous avez milité contre le Brexit…

Oui, c’est vrai que je suis très pro-européen. Je combats mes compatriotes dans leur rejet de l’UE, et le gouvernement actuel aussi d’ailleurs. Je suis très malheureux de tout cela. Toutes mes dernières séries, notamment celles que j’ai montrées l’année dernière à la National Portrait Gallery, ont ce sujet en toile de fond. Alors que les images de l’actualité du Brexit se périment très vite, il entre dans l’histoire. Malheureuse

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