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Libération
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Guy BENHAMOU



















Dans la guerre entre nationalistes corses, la justice opte pour la non-intervention. Dans une note datée du 1er février que Libération s'est procurée, Jean-Pierre Couturier, procureur général de la République de Bastia, demande aux tribunaux de Corse d'observer «la plus grande circonspection» et d'«informer immédiatement» l'avocat général sur toute «action terroriste».

Hier matin, Charles Andréani a été abattu devant son restaurant de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Il était militant de l'Accolta naziunale corsa (ANC). Cet assassinat intervient une semaine après que Jacques Toubon, garde des Sceaux, a réaffirmé la prééminence de l'Etat de droit dans l'île.
19 févr. 1996
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Corse: les magistrats sont priés de ne pas gêner les négociations. Le ministre de la Justice a entamé vendredi une visite de deux jours en Corse. Répondant aux magistrats qui se plaignaient ouvertement de l'apparente incohérence de l'action de l'Etat ­ qui prône d'un côté le respect des lois et de l'autre négocie avec les nationalistes clandestins ­, Jacques Toubon s'est contenté de réaffirmer son attachement à «l'Etat de droit» sur l'île, en excluant toute initiative spectaculaire.

10 févr. 1996
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